26 janvier

Quelques jours seulement après son entrée en fonction à la présidence de la République, Emmanuel Macron lançait le chantier de la réforme du code du travail. Quatre mois plus tard, et après des dizaines de réunion de concertation avec les partenaires sociaux, cinq ordonnances étaient publiées. Fusion des instances de représentation du personnel, réforme de la hiérarchie des normes, barème « Macron ». Ces textes ont modifié en profondeur les relations collectives et individuelles du travail.
Lors des trois précédents scrutins présidentiels, les débats sur le droit du travail étaient nourris. Cette campagne semble pour l'instant faire exception. Faut-il en déduire que la réforme a atteint ses objectifs et qu'elle fait consensus ?
Pour en parler :
- Antoine Foucher, président de Quintet Conseil, ancien directeur de cabinet de Muriel Pénicaud au ministère du Travail ;
- Jean-François Pilliard, co-président du comité d'évaluation des ordonnances du 22 septembre 2017, ancien vice-président du Medef ;
- Pascal Lokiec, professeur à l'université Panthéon-Sorbonne (Paris-I), président de l'Association française de droit du travail.
Inscription obligatoire auprès de Nadine Decorce, déléguée de l’AJIS, par mail, qui vous communiquera le lieu de la rencontre.

1 février

L'AJIS poursuit son cycle de rencontres avec les candidats à l'élection présidentielle, et c'est au tour de Yannick Jadot de se présenter devant les adhérents.
En ce début de campagne, ce sont ses idées liées au climat et à l'environnement qui ont logiquement été mises en avant. Mais savez-vous que le député européen souhaite aussi accroître la présence des salariés dans les instances de décision des entreprises, pour aller jusqu'à 50 % ? Avez-vous entendu parler du revenu citoyen qu'il compte créer en fusionnant le RSA et la prime d'activité ? Connaissez-vous sa position sur la réforme des retraites ? Sa vision du dialogue social ?
Cette rencontre sera l'occasion de lever le voile sur les propositions sociales du candidat écologiste qui s'affirme "pour le climat, pour la justice sociale".
Inscription obligatoire auprès de Nadine Decorce, déléguée de l'AJIS, par mail, qui vous communiquera le lieu de la rencontre.

10 février

Plus une personne ne devait vivre à la rue, promettait Emmanuel Macron au début de son mandat. Il fallait réformer le système de protection sociale, qui coûtait « un pognon de dingue », traverser la rue pour trouver un emploi, et créer le revenu universel d’activité pour rassembler les diverses prestations sociales en une seule, plus lisible. De fait, la stratégie nationale de lutte contre la pauvreté, lancée en 2018, a initié certaines réformes ou créé des aides, comme le repas à la cantine à 1 euro pour nombre de familles précaires ou l’accent mis sur la lutte contre les non-recours. Pendant la crise sanitaire, des aides exceptionnelles ont été accordées, des places d’hébergement créées et maintenues, les trêves hivernales reportées. En même temps, une réforme de l’assurance chômage (désavouée par partenaires sociaux et associations) a durci les conditions d’indemnisation. Et les effets de la crise sanitaire pourraient se faire sentir dans la durée, notamment à travers l’augmentation du nombre de personnes vivant sous le seuil de pauvreté.
Bref, il semble difficile de dresser le bilan du quinquennat sur le front de la lutte contre l’exclusion.
Pour nous y aider, l’AJIS reçoit :
* Fabrice Lenglart, actuellement directeur de la Drees, à la manœuvre lors des travaux sur le Rua ;
* Isabelle Bouyer, déléguée générale d’ATD Quart Monde ;
* Nicolas Duvoux, sociologue, spécialiste des inégalités sociales.
Inscription obligatoire auprès de Nadine Decorce, déléguée de l’AJIS, par mail, qui vous communiquera le lieu de la rencontre.