20 septembre 2015

Alors que Pôle emploi s’apprête à publier ses résultats du 1er semestre 2015, Jean Bassères, son directeur général était invité à faire le point sur l’année écoulée et les enjeux de l’opérateur pour le dernier trimestre et l’année 2016 qui se profile.

Jean Bassères est revenu sur les « quatre ruptures » de modèle instaurées depuis son arrivée à la tête de Pôle emploi en 2011 : « la personnalisation de l’accompagnement des demandeurs d’emploi », l’arrêt du « principe de polyvalence des conseillers », le « développement du numérique » et « le pilotage par les résultats, chacune des agences devant faire un point sur les 13 indicateurs » de satisfaction.
« Sur le 1er semestre 2015, on est sur la bonne trajectoire pour 7 indicateurs stratégiques sur 11 »,  les deux restants ne pouvant « être commentés car ils sont liés à la conjoncture », se félicite le directeur général qui reconnaît que « des marges de progrès existent, notamment sur la personnalisation des demandeurs d’emploi ». Une personnalisation de l’accompagnement qui devrait être renforcée, selon l’opérateur, par la mise en place du nouveau parcours du demandeur d’emploi, en janvier 2016, qui doit notamment « faciliter l’inscription et l’indemnisation en favorisant le dépôt des demandes en ligne », explique Jean Bassères. Il s’accompagne d’une modulation des horaires d’ouverture des agences pour favoriser l’accueil sur rendez-vous.
Le directeur général a fait le point sur la mise en place des conseillers jeunes, à dominante entreprises et dédiés au contrôle de la recherche d’emploi, sur la mise en œuvre de l’accompagnement global avec les départements (70 aujourd’hui, avec un objectif de « 90 en 2016 ») ou encore le CEP (conseil en évolution professionnelle).
Quant aux « 6 à 8 » expérimentations prévues pour 2016, leur « principe est fixé mais pas le contenu » dit-il, mentionnant deux priorités : les TPE et les demandeurs d’emploi en activité réduite.

Crédit photo : Isabelle Moreau