2 novembre 2014

L’Ajis a reçu, le 3 novembre, Martin Hirsch, directeur général de l’Assistance publique-Hôpitaux de Paris. L’occasion, pour la vingtaine de journalistes présents, d’évoquer avec lui les chantiers engagés depuis son arrivée et ceux qu’il entend conduire dans les prochains mois.

Un an après avoir pris ses fonctions à la tête du mastodonte francilien regroupant 37 hôpitaux, Martin Hirsch a dressé un premier bilan de son action. Parmi ses motifs de satisfaction, la signature en juillet d’un accord de méthode sur le dialogue social, conclu avec la CGT, la CFDT et Sud, qui représentent 80% du corps électoral de l’AP-HP. Un préalable indispensable dans une institution « très crispée » et qu’il fallait « remettre en situation de prendre des décisions ». Martin Hirsch a également détaillé les grandes priorités du plan stratégique 2015-2019 qui vient d’être adopté : atteindre l’équilibre financier à partir de 2016, passer d’une intervention sur quatre en ambulatoire à une sur deux d’ici à 2019…

Le directeur général de l’AP-HP a ensuite précisé les grands enjeux des mois à venir. Parmi eux, la très nette réduction du temps de passage aux urgences – aujourd’hui supérieur à 4 heures ; la nécessité de gagner 3 points de productivité par an pour rester dans les contraintes financières imposées à l’AP-HP – en 2015, l’économie doit être de 130 millions d’euros… 

Enfin, Martin Hirsch est revenu sur les sujets sensibles qui ont fait l’actualité ces derniers mois. L’avenir de l’Hôtel-Dieu, objet d’un long conflit social en passe d’être résolu. Mais aussi la question du temps de travail : sur ce point, Martin Hirsch a indiqué que les journées de 12 heures ne lui paraissaient pas une piste à suivre – sauf dans quelques services où cet horaire est déjà en place et où un plus faible nombre de transmission de consignes assure une plus grande sécurité aux patients. Son souci, a-t-il ajouté, est que « le nombre de personnes à l’AP-HP ne soit pas une variable d’ajustement » des gains de productivité à venir.

Crédit photo : Agnès Laurent.