7 mars 2018

Invitée par l’Ajis, le 7 mars 2018, la députée LREM de Haute-Garonne Monique Iborra a débattu avec Florence Arnaiz-Maumé, déléguée générale du Synerpa, Benoît Calmels, délégué général de l’Unccas et Julien Moreau, directeur du secteur social et médico-social de la Fehap.
Prévue dans la loi d'adaptation de la société au vieillissement (ASV), la réforme du financement des établissements d'hébergement pour personnes âgées dépendantes (ehpad) est entrée en vigueur en janvier 2017.
Après une brève introduction de l'AJIS sur l'impact de cette nouvelle tarification sur les trois sections du financement des ehpad (soins, dépendance, hébergement), Monique Iborra a ouvert le bal en rappelant la levée de boucliers des ehpad contre « l'inégalité évidente » que la réforme suscite entre les secteurs public et privé (commercial et non lucratif). « Absolument pas satisfaisante », la réforme doit être « revue ». Outre l'aspect tarifaire, l'élue réclame une évaluation sur l'organisation globale des ehpad.
Florence Arnaiz-Maumé a minimisé l'impact de la réforme sur l'équilibre financier des établissements, dont les moyens ont doublé en dix ans. Favorable aux propositions de la ministre de la Santé (dont le financement d'astreintes d'infirmière de nuit prévue dans le budget de la Sécu 2018), elle plaide pour une « rénovation de l'aide sociale ».
Julien Moreau a pour sa part mis l'accent sur le poids de la réforme sur le volet dépendance – le point GIR départemental – des ehpad, source de « crispation ». S’il soutient la réforme sur le papier, il propose toutefois un « encadrement » du calcul des tarifs d'hébergement (inchangés par la réforme).
Benoît Calmels a tenu un discours plus alarmiste sur une tarification qui pose « de gros soucis » sur le terrain. Il milite pour des « adaptations » de la réforme « selon les spécificités territoriales et les secteurs ».

Crédit photo : Anne Bayle-Iniguez