26 juin 2019

Accès aux soins, éducation, compensation du handicap, emploi, remise à plat du secteur médico-social, ou également accessibilité, au travers de la loi sur les mobilités… Alors que les réformes se multiplient sans pause, sont-elles coordonnées ? Permettront-elles, réellement, d’améliorer la vie des personnes handicapées, et de ceux qui les accompagnent, professionnels et proches ?
Emmanuel Macron avait choisi, lors du débat de l’entre-deux tours, le thème du handicap, pour sa carte blanche. Mais les associations, même celles qui sont habituellement les plus réformistes, protestent. Les unes contestent une éducation faussement inclusive, d’autres dénoncent pêle-mêle une prise en compte persistante des revenus du conjoint dans le calcul de l’allocation adulte handicapés ou une compensation du handicap encore loin des besoins réels.
Les travaux préparatoires de la conférence nationale du handicap se terminent, l’occasion de tenter de découvrir les mesures qu’elle verra aboutir. Les JO 2024 mettent l’accent sur des problématiques d’accessibilité. La rentrée scolaire 2019 pourrait encore laisser bon nombre (voire toujours plus en raison de la fermeture d’établissements médico-sociaux au nom d’une inclusion de façade) d’enfants sans solution. Alors, le handicap, une priorité du gouvernement… Vraiment ?
Sont intervenus lors de cette table ronde :
Céline Poulet, secrétaire générale du Comité interministériel du handicap,
Sophie Biette, vice-présidente de l’Unapei (handicap mental),
Patrice Tripoteau, directeur général adjoint de APF France handicap.