8/06/22

Le 50e congrès de la CFDT se tiendra à Lyon à partir du lundi 13 juin. A quelques jours de cette échéance, son secrétaire général Laurent Berger est venu répondre aux questions des journalistes de l'AJIS, évoquant à la fois les priorités internes à la confédération et les enjeux sociaux du moment.

Estimant que le pouvoir d'achat serait "le premier sujet sur la table" du gouvernement après les élections législatives des 12 et 19 juin, Laurent Berger a appelé les employeurs à la "responsabilité", tant dans les entreprises que dans les branches. Il demande à l'Etat d'appliquer la conditionnalité des aides publiques pour inciter les organisations patronales à ouvrir des négociations.

Par ailleurs, il confirme que la CFDT n'acceptera pas de participer à une éventuelle concertation sur les retraites pendant l'été, considérant qu'il n'y a "pas d'urgence" à ouvrir ce chantier. Au-delà, le leader syndical réaffirme son opposition de principe à un éventuel recul de l'âge légal de départ à la retraite à 64 ou 65 ans.

Alors que le gouvernement doit en principe envoyer aux partenaires sociaux une lettre de cadrage sur l'assurance chômage avant la fin du mois de juin, Laurent Berger appelle à "redéfinir" la place des organisations patronales et syndicales dans la gouvernance du système. "Franchement, si l’avenir, c’est 'vous devez négocier mais voilà, il y a dix mesures qui doivent être là', il faudra que l’on m’explique l’intérêt pour les organisations syndicales de s’accrocher au rocher."

Laurent Berger a également évoqué la formation professionnelle, qu'il refuse de voir à nouveau soumise à un "big bang", ou encore le futur "Conseil national de la refondation" voulu par le président de la République.

Enfin, le secrétaire général de la CFDT a précisé l'enjeu, double, du prochain congrès: faire le bilan du mandat qui s’achève, et "se mettre en position de pouvoir répondre aux défis qui sont devant nous".