7 mars

Un tel mouvement était inédit : le 30 janvier dernier, sept syndicats se sont retrouvés pour lancer une grève dans les établissements d'hébergement pour personnes âgées dépendantes (Ehpad) ainsi que dans les services d'aide et de soins à domicile. La mobilisation a été forte. Et elle n’est pas terminée. Une nouvelle journée d’action est programmée, cette fois par dix syndicats, pour le 15 mars – au lendemain même de la remise du rapport de la députée Monique Iborra sur les Ehpad.
Les organisations mobilisées ont déjà pu dénoncer un manque de personnel dans les maisons de retraite. Elles ont aussi décrit les mauvais traitements qui peuvent en résulter sur les résidents. Et elles proposent comme solution, notamment, d’abandonner la réforme de la tarification des Ehpad, qui a été enclenchée par la loi d’adaptation de la société au vieillissement de décembre 2015.
L’AJIS vous propose d’ouvrir le débat politique sur le financement des établissements pour personnes âgées, après vous en avoir rappelé les enjeux techniques. Quelles étaient donc les justifications de départ de la réforme de la tarification ? En quoi l'idée même de convergence tarifaire entre établissements publics, associatifs et commerciaux fait-elle débat ? La mise en œuvre actuelle de la réforme appelle-t-elle des critiques particulières ? Quelles nouvelles avancées paraîtraient nécessaires ?
Telles sont les questions que nous soumettrons, le 7 mars à 9h30, à trois représentants des établissements commerciaux, publics et associatifs :
- Florence Arnaiz-Maumé, déléguée générale du Synerpa,
- Benoît Calmels, délégué général de l’Unccas,
- Julien Moreau, directeur du secteur social et médico-social de la Fehap.
Inscription obligatoire auprès de Nadine Decorce, déléguée de l’AJIS, soit par mail soit par téléphone au 01 53 24 68 92 qui vous communiquera le lieu de la rencontre.

23 mars

Dans la perspective du projet de réforme des retraites – tel que présenté dans le programme de campagne du président de la République nouvellement élu et avec l’instauration d’un Haut-Commissariat à la Réforme des retraites – le Conseil   d’orientation des retraites organise avec l’AJIS un nouveau cycle de formation pour ses adhérents.

Sur le site d’En Marche !, le projet de réforme des retraites était ainsi présenté : “Nous créerons un système universel de retraites où un euro cotisé donne les mêmes droits, quel que soit le moment où il a été versé, quel que soit le statut de celui qui a cotisé. Les cotisations, aux régimes de base comme aux régimes complémentaires, qu’elles soient versées sur les bases de revenus ou acquises au titre de la solidarité (pour les chômeurs par exemple) seront inscrites sur un compte individuel et revalorisées chaque année selon la croissance des salaires. Ainsi, chaque euro cotisé accroîtra de la même manière la pension future, quel que soit le statut du travailleur et l'origine de cette cotisation. Le total des droits accumulés sera converti au moment de la retraite en une pension, à l’aide d’un coefficient de conversion fonction de l’âge de départ et de l’année de naissance. L’allongement de l’espérance de vie est donc pris en compte en continu, au fil des générations : plus besoin de réformes successives, qui changent les règles et sont anxiogènes et source d’incertitude. Dans la durée, la réforme aura bien un effet financier en garantissant un équilibre sur le long terme. Cette réforme ne changera rien aux conditions de départ à la retraite de ceux qui sont à moins de cinq ans de la retraite et qui l'ont donc déjà planifiée. Pour les autres, ceux qui ont au moins cinq ans d'activité devant eux, la transition sera progressive, sur une période d’environ 10 ans.”

A ce stade, il ne s’agira pas ni de commenter le projet ni de s’attacher au détail des termes utilisés dans le programme, dans la mesure où le processus de négociation ou de concertation sur le sujet vient d’être engagé par le Haut-Commissaire Jean-Paul Delevoye et où le projet est susceptible d’évoluer dans ce cadre.  Ce cycle de formation, organisé en trois sessions, devra permettre de mieux comprendre et d’identifier les questions essentielles inhérentes à une réforme systémique”, c’est-à-dire de changement des règles de calcul des pensions, voire d’architecture du système de retraite, et d’en décoder les grands enjeux.

  • Vendredi 26 janvier 8h30-10h30 : “Retraites : annuités, points ou comptes notionnels ? Options et modalités techniques”. (1ère session terminée)
  • Vendredi 16 février 8h30-10h30 : “Les réformes en Allemagne, en Suède et en Italie”. (2ème session terminée)
  • Vendredi 23 mars 8h30-10h30 : “Questions et débats autour de la question de l’instauration d’un système universel en France”. Pierre-Louis Bras, président du COR, propose un échange ouvert autour de la question de l’instauration d’un système universel en France. Ce temps a pour objectif, à l’aune de l’ensemble des travaux des deux premières sessions, d’éclairer au mieux les participants sur l’ensemble des thématiques de la réforme : objectifs du nouveau système, transition, implications en matière de solidarité (intra et intergénérationnelle), etc.

Aspects pratiques : Il est préférable d’assister aux deux premières sessions afin de pouvoir suivre aux mieux la séance de questions et débats autour de la question de l’instauration d’un système universel en France.

Inscriptions pour chaque session auprès de Nadine Decorce, déléguée de l’AJIS, par mail ou par téléphone au 01 53 24 68 92.