16 avril 2018

Les associations, mutuelles et autres coopératives deviendraient-elles des entreprises comme les autres ? Ces vingt dernières années, l’économie sociale et solidaire (ESS) n’a cessé de gagner en reconnaissance, jusque parmi les partenaires sociaux - au point d’inspirer les entreprises classiques, désireuses de contribuer, à leur tour, à l’intérêt général. Et en retour, même les associations œuvrant dans le social ou la santé sont incitées, elles aussi, à fusionner, à répondre à des appels à projets, ou encore à se trouver des financements privés.
Avec Emmanuel Macron, le mouvement paraît encore s’accélérer. Ainsi Bruno Le Maire doit bientôt présenter son projet de loi Pacte, qui pourrait permettre aux entreprises d’intégrer des objectifs sociaux et environnementaux dans leurs statuts. Quant à Christophe Itier, le haut-commissaire à l’ESS, avant même de présenter sa feuille de route pour le secteur, il a proposé en janvier aux entreprises sociales de changer d’échelle, avec un label « French impact » directement inspiré des start-up.
L’économie sociale et solidaire est-elle donc en train d'infuser ses valeurs à la société et au capitalisme ? Ou risque-t-elle, au contraire, de voir diluées ses spécificités ? Qu’en pensent ses représentants ? Qu’attendent ses fédérations d’employeurs ? Que craignent ses acteurs « privés non lucratifs » du social, du médico-social ou de la santé ? 
Pour en débattre, nous accueillons :
- Hugues Sibille, président du Labo de l’ESS et de la Fondation du Crédit coopératif,
- Antoine Dubout, président de la Fehap (fédération des établissements hospitaliers et d’aide à la personne privés non lucratifs),
- Hugues Vidor, président de l’Udes (union des employeurs de l’économie sociale et solidaire),
- Jérôme Voiturier, directeur général de l’Uniopss (union nationale interfédérale des œuvres et organismes privés non lucratifs sanitaires et sociaux).
Inscription obligatoire auprès de Nadine Decorce, déléguée de l’AJIS, par mail qui vous communiquera le lieu de la rencontre.