21 octobre 2020

Chauffeurs ou livreurs Uber, Deliveroo, Frichti… Malgré des effectifs restreints, les travailleurs des plateformes numériques n'en finissent plus de bousculer la sphère sociale. Sur leur statut, d'abord. Considérés par les plateformes comme des indépendants, ils sont économiquement dépendants d'elles, au point que la Cour de cassation a requalifié, début 2020, un chauffeur Uber en salarié. Leur protection sociale pose aussi question, a fortiori depuis l'épidémie qui les expose en première ligne. Le gouvernement a échoué à instaurer des «chartes» de responsabilité sociale à l'initiative des plateformes et réfléchit depuis au dialogue social dans le secteur : qui pour représenter les travailleurs ? Avec quel pouvoir de négociation sur les conditions de travail ? Alors qu'une mission présidée par Jean-Yves Frouin doit rendre fin octobre ses recommandations au gouvernement, l'AJIS fait le point sur ces débats qui agitent la France, mais aussi la Commission européenne et nombre de pays, avec :
- Hind Elidrissi, membre du Conseil national du numérique (CNNum) et co-autrice du rapport «Travail à l’ère des plateformes. Mise à jour requise»
- Hervé Novelli, président de l'Association des plateformes d'indépendants (API)
- Marine Stieber, livreuse à vélo et représentante des livreurs Deliveroo
- Matthieu Vicente, doctorant en droit social à l'Université de Strasbourg en préparation d'une thèse sur les droits collectifs des travailleurs de plateformes
Inscription obligatoire auprès de Nadine Decorce, déléguée de l’AJIS, par mail, qui vous communiquera les modalités de connexion pour cette rencontre.