Monsieur le ministre
Monsieur le Commissaire général à la stratégie et à la prospective
Monsieur le président de l'Afpa
Chers adhérentes et adhérents et membres partenaires
Mesdames et messieurs

C’est une première pour moi d’ouvrir la cérémonie de remise du Prix Ajis.
C’est dire mon émotion et ma fierté d’être ici, devant vous.
Emotion et fierté qui ne sont certainement pas comparables à celles éprouvées par les deux lauréats dont le Prix Ajis et la mention Afpa 2013 couronnent un formidable travail.


D’emblée, permettez-moi de saluer la qualité des deux articles primés, l’un sur la fin d’un monde ouvrier, l’autre sur les difficultés d’accès aux soins pour les étrangers.
Je laisse à Michel Sapin et à Yves Barou le soin de nous en dire plus sur les articles récompensés lorsqu’ils remettront les Prix aux deux lauréats. Gardons un peu de suspens…
Je tiens souligner la qualité des 12 sujets sur lesquels nous nous sommes penchés lors du jury. Sélectionnés parmi les 57 propositions qui nous sont parvenues fin mars, nous avons été globalement conquis par les copies en lice au dernier tour.
La relève fait preuve d’imagination et, déjà, de professionnalisme. L’information sociale a de l’avenir. On ne peut que s’en réjouir.

J’en profite pour remercier les membres du jury 2013.
Les responsables d’écoles de journalisme : Julie Joly, directrice du Centre de formation des journalistes, et Marc Bassoni, responsable du master Journalisme à l’Ecole de journalisme et de communication de l’université Aix-Marseille.
Les responsables de rédactions ensuite : Jean-Paul Coulanges, directeur des rédactions d’Entreprise & Carrières et de Liaisons sociales magazine.
Sachez d’ailleurs que le mensuel Liaisons sociales magazine publiera en septembre prochain le reportage gagnant de ce cru 2013. Un signe que nos lauréats jouent déjà dans la cour des grands.
Lors du jury, devait être aussi des nôtres Pascal Jalabert, rédacteur en chef du bureau d'informations générales des journaux du groupe Ebra, mais il n’a finalement pu prendre part aux délibérations.
Je souhaite également remercier les autres membres du jury 2013 : Hervé Estampes, directeur général de l’Afpa, qui perpétue le partenariat avec l’Ajis, et les présidentes et présidents d’honneurs de l’Ajis, toujours aussi fidèles.

Certains d’entre eux ont participé à la création du prix Ajis en 1986. Un prix qui, je vous le rappelle, rend hommage à cinq journalistes-adhérents de l’AJIS et à un dirigeant de l’AFPA. Cinq d’entre eux ont perdu la vie lors d’un accident d'avion survenu le 12 décembre 1984 à l'aéroport du Bourget, alors qu’ils revenaient d'un voyage d’étude organisé par l'AJIS et l'Afpa à Turin et Genève. Quelques mois plus tard, le sixième d’entre eux, qui avait également participé au voyage, a mis fin à ses jours.
Ils se nommaient : Marie-France Desgouttes (France Culture), Martine Godoy (La Croix), Eric Hassan (Libération), Evelyne Lance (Les Echos), Jean-Claude Pirot, dirigeant de l’Afpa, et Robert Ligneul, journaliste à Options.
Je tiens à saluer chaleureusement Mathieu et Raphaël Lance, fils d’Evelyne Lance, qui nous font l’honneur d’être parmi nous ce soir pour la première fois.

Je tiens également à souligner l’hospitalité du Commissariat général à la stratégie et à la prospective qui, malgré son changement de nom et l’évolution de son équipe, nous accueillent une nouvelle fois dans ses murs.

Enfin, je n’oublie pas de vous remercier M. le Ministre, d’avoir dégagé du temps pour remettre ce Prix. Vous êtes désormais un habitué de cette cérémonie puisque vous avez déjà remis le Prix Ajis l’an passé. Vous nous direz peut-être, tout à l’heure, si vous serez des nôtres l’an prochain à la même période…
Une dernière chose M. le ministre…
Nous venons d'apprendre la réduction de la subvention du ministère allouée à ce prix Ajis.
Certains adhérents vont être tentés de parler de « rigueur ». Mais ce doit être cela ce qu’on appelle le « redressement dans la justice »...
Nous avons bien compris que nous ne pouvons pas nous exonérer de participer à l'effort national sur le redressement des comptes publics. Dont acte.
En guise de représailles monsieur le Ministre, nous comptons bien vous soumettre bientôt aux questions toujours pertinentes de nos adhérents et ceci, dès la rentrée prochaine.
Représentativité, droits et moyens des partenaires sociaux et réforme de la formation professionnelle. Le menu sera riche, n’en doutez pas.
Voilà, vous êtes donc officiellement invité...

Merci à toutes et tous pour votre écoute.