Discours de François Limoge, Président de l'AJIS, en introduction de la remise du Prix 2010
Monsieur le ministre Monsieur le directeur général du Centre d'analyse stratégique Monsieur le directeur général de l'Afpa Mesdames et messieurs Chers membres partenaires Chers adhérentes et adhérents.

Ce 25e Prix AJIS est sans conteste un excellent cru. Rarement le jury aura eu à départager des copies de si bonne tenue. J'en profite tout de suite pour remercier les jurés de leur investissement dans cette difficile tâche de sélection. Les anciens présidents ont, une nouvelle fois, répondu présents, même si certains ont été retenus dans leur rédaction par l'annonce, le matin même, du contenu de la réforme des retraites. Lorsque, voilà quelques mois, nous avons retenu la date du 16 juin pour réunir le jury, nous avions bien pris la peine d'éviter tout télescopage avec la Coupe du monde, mais oublié de consulter votre calendrier monsieur le ministre. Cela dit, je ne suis pas certain que la date était déjà arrêtée. Merci donc aux anciens présidents mais également merci aux nouveaux venus : Véronique Richard, directrice du Celsa, Rémy Rieffel, responsable du Master Journalisme de l'IFP, Pascal Guimier, directeur de l'information d'Arte, et Antoine Reverchon, rédacteur en chef du Monde économie. Tous les quatre ont pris leur rôle à cœur et apporté leur expertise professionnelle. A ce titre, je n'oublierais pas non plus de saluer l'engagement de Philippe Caïla, directeur général de l'AFPA. Il a impressionné l'ensemble du jury par l'utilisation de son e-pad où étaient soigneusement consignées toutes les remarques sur les copies. Plus sérieusement, l'AFPA a encore démontré, cette année, toute l'importance qu'elle apportait au partenariat noué avec l'AJIS pour ce prix. Je rappelle qu'effectivement cette distinction a été créée en 1985 en souvenir de Jean-Claude Pirot, dirigeant de l'AFPA, et de nos quatre confrères, Marie-France Desgouttes, Martine Godoy, Eric Hassan et Evelyne Lance, tous les cinq disparus en décembre 1984 dans un accident d'avion sur l'aéroport du Bourget. Ils revenaient d'un voyage de presse à Turin et à Genève, organisé par l'AJIS et l'AFPA. Et je ne manquerais pas d'associer à ce prix notre confrère Robert Ligneul, qui, quelques mois plus tard, n'a pas supporté de survivre à ce drame. Les discussions du jury ont donc été passionnées pour retenir, in fine, deux lauréats parmi une dizaine de finalistes qui conjuguaient qualité de traitement et originalité du sujet. Belle prouesse pour des apprentis journalistes que d'arriver à étonner de gros consommateurs d'informations. Mais je ne maintiendrais pas plus longtemps le suspense. Le prix AJIS revient donc à une étudiante du Celsa, Rozenn Le Saint, pour une remarquable plongée dans le syndicalisme agricole, où la toute puissante FNSEA se trouve déstabilisée par une petite association de producteurs de lait. Quant à la mention spéciale AFPA, elle est attribuée à Julie Koch de l'ESJ de Lille, pour une étonnante enquête sur les conditions de travail des anesthésistes-réanimateurs. Deux lauréates qui démontrent une nouvelle fois, pour ceux qui en doutaient encore, que la femme est bien l'avenir du journalisme. Avant de conclure, il me reste encore à remercier le Centre d'analyse stratégique et son directeur, Vincent Chriqui, pour avoir une nouvelle fois gentiment accepté de nous recevoir dans ses murs. Merci également à Eric Woerth d'avoir bien voulu remettre ce prix 2010 de l'information sociale, sachant que je profite de l'occasion, monsieur le ministre, pour vous inviter à un Grand rendez vous AJIS à la rentrée afin de pouvoir évoquer tous les sujets sociaux d'actualité, et en premier lieu bien évidemment la réforme des retraites. Je vous cède la parole Monsieur le ministre. Merci de votre écoute